Renforcer votre influence sans agressivité. La technique militaire qui va transformer votre communication

 

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Quelle est la dernière fois où vous vous êtes dit que vous auriez mieux fait de vous taire ?

Le silence est d’or et nous avons deux oreilles et une bouche pour écouter deux fois plus qu’on ne parle.

Vous allez comprendre comment éviter de recommencer cette mauvaise expérience.

Pour donner un exemple concret, revenons sur un épisode de l’histoire britannique.

 

L’exemple historique de Churchill

 

Le cours de l’histoire a failli être changé s’il avait parlé.

 

L’art de savoir se taire est souvent illustré à travers des moments cruciaux de l’histoire, et l’un des exemples les plus éloquents se trouve au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque le roi George VI fut confronté à la décision de nommer un nouveau Premier ministre du Royaume-Uni, une rencontre déterminante eut lieu entre lui, Lord Halifax et Winston Churchill.

 

Dans l’atmosphère chargée de tension de cette rencontre, un silence s’est installé, épais et lourd de conséquences. C’était à Churchill de prendre la parole suite à une question du roi. Churchill, comprenant la puissance du silence, choisit délibérément de se taire pendant une minute qui sembla interminable. Lord Halifax, mal à l’aise face à ce vide sonore et peut-être interprétant le silence de Churchill comme une manifestation de sagesse ou d’incertitude, finit par rompre le silence. Il suggéra que Churchill serait sans doute le mieux à même pour remplir le rôle de Premier ministre.

Le pouvoir stratégique du silence

Cette minute de silence, stratégiquement ménagée par Churchill, démontre la force d’un silence maîtrisé. Elle nous enseigne que dans le silence, il y a non seulement réflexion, mais aussi un espace où l’autre peut projeter ses pensées et finalement révéler plus que ce que les mots pourraient exprimer. Dans ce cas, le silence de Churchill a conduit Halifax à prendre une position qui, paradoxalement, a servi les intérêts de son rival.

Ce moment d’histoire nous rappelle que la maîtrise du silence peut être un outil puissant, capable d’influencer le cours des événements et de façonner l’avenir. Il souligne l’importance de la patience et du calme dans la prise de décision, et illustre comment une pause, choisie à bon escient, peut avoir plus de poids que le discours le plus éloquent.

Comprendre et maitriser le silence

L’art du silence est complexe, non pas tant dans son concept que dans sa mise en pratique. Notre cerveau est câblé pour craindre le vide, pour interpréter le silence comme une lacune ou une faute qui doit être comblée. Cette tendance instinctive peut souvent nous trahir, nous poussant à parler. C’est un dilemme que beaucoup rencontrent : nous savons intellectuellement que le silence est d’or, mais émotionnellement, nous sommes confronté à cette peur du vide.

Ainsi, apprendre à maîtriser le silence est une compétence précieuse, tant dans la sphère professionnelle que personnelle. Au travail, le silence peut être un outil de négociation redoutable. Cela crée un espace pour que les autres révèlent leurs intentions ou proposent de nouvelles solutions sans que vous ayez à les influencer par vos mots. À la maison, le silence peut favoriser la réflexion et la détente. Cela permet à chacun de se reconnecter à ses propres pensées sans la distraction constante d’une conversation où chacun cherche à avoir raison.

J’aime beaucoup cet adage : « On écoute plus pour répondre que pour comprendre » et la technique que je vais vous montrer va vous donner un biais pour savourer ce que l’autre a de profond à dire.

Les avantages du silence dans la vie quotidienne

 

Pour vous aider à acquérir cette compétence, j’ai développé une technique spécifique pour « savourer » le silence. Je l’ai partagée dans une vidéo YouTube qui a attiré l’attention de centaines de milliers de personnes.

Dans cette vidéo, je guide les spectateurs à travers un processus où le silence n’est pas seulement un manque de son, mais un espace plein de potentiel. Je vous enseigne comment s’immerger dans le silence, le sentir et l’utiliser de manière productive. Cela implique souvent de se confronter à l’inconfort initial, de reconnaître la turbulence intérieure que le silence peut provoquer, et d’apprendre à la calmer pour révéler le potentiel d’une véritable écoute.

Le silence n’est pas un vide à éviter, mais une pause à embrasser. Il représente une opportunité de réfléchir, de se ressourcer et d’établir une connexion plus authentique avec soi-même et avec autrui.

Le silence dans l’art de la communication

Dans l’art de la communication, le silence revêt une puissance souvent sous-estimée. Maîtriser l’art de savoir se taire peut transformer la dynamique de nos interactions, une compétence que j’ai affinée à travers des techniques de renseignement conversationnel utilisées en milieu militaire. Cette approche révèle qu’une écoute attentive peut souvent éclipser le besoin de parler.

Prenons un exemple parlant: la démarche d’un psychothérapeute. Imaginez-vous allongé sur un divan, libérant vos pensées et sentiments sans réserve. Le thérapeute, lui, vous offre son écoute, un geste simple mais profond. Cette écoute représente parfois la seule forme de thérapie nécessaire. Pour certains, le cabinet du psy devient un havre précieux, le seul lieu où l’on se sent véritablement entendu. Lorsque nous nous savons écoutés, un sentiment de compréhension mutuelle s’installe; la confiance s’infiltre et se renforce. S’il advient que nous rencontrions un problème, nous nous tournons naturellement vers celui qui a su écouter. C’est là que réside le pouvoir du silence – il forge les alliances et l’adhésion.

Transposition à l’entreprise

Transposé dans le monde du management, l’écoute active est une pierre angulaire du leadership efficace. Elle constitue un avantage incontestable pour toute personne à la tête d’une équipe. Cependant, l’écoute ne doit pas être perçue comme une simple technique de management; elle doit être sincère. Une fausse écoute, celle qui est pratiquée sans authenticité, peut être décelée et a un effet contreproductif. Elle se manifeste chez les chefs qui usent de familiarités superficielles, qui posent des questions sans se soucier des réponses ou qui ne tendent la main que lorsqu’ils ont besoin de quelque chose.

C’est contre ce type de leadership artificiel que je vous mets en garde. Aspirez plutôt à être le leader qui écoute réellement, car c’est dans le silence attentif et dans la compréhension véritable que l’on construit les fondations d’une relation solide et d’une équipe soudée.

La technique du Silence en pratique

Si vous voulez essayer de mieux écouter vos collaborateurs, essayez ceci:

Cette technique s’appelle le pouvoir du silence.

Le silence fait peur, du coup, votre interlocuteur cherche à combler le silence qui s’instaure dans une discussion. Il va parler, et parler encore, et trouver d’autres sujets pour combler ce vide dans la conversation. Attention, vous pouvez, vous-même, être très mal à l’aise dans cet exercice. Cela dit, avec la technique que je vais vous donner, vous vous tairez sans être trop mal à l’aise.

Cette technique du silence est magique.

Pas besoin de compétences particulières, il suffit de se taire. mais c’est très dur de se taire, surtout quand on veut répondre.

Application pratique de la technique militaire

Lors d’un saut en parachute, il est essentiel de maintenir une posture précise juste après la sortie de l’avion. Cette posture c’est le menton collé à la poitrine. C’est une nécessité pour permettre le déploiement optimal du parachute. Les parachutistes sont entraînés à garder cette position pendant trois secondes critiques. Pour éviter que le stress n’accélère leur perception du temps, on leur demande de compter lentement « 331, 332, 333 ». Cette méthode simple mais efficace permet de focaliser l’esprit et d’assurer une mesure constante du temps.

Alors, comment adapter cette technique à l’art de maîtriser le silence ?

Voici comment l’appliquer concrètement dans vos dialogues : lorsque vous êtes en conversation et qu’une pause survient, résistez à l’impulsion de remplir immédiatement le vide. Au lieu de cela, commencez à compter silencieusement de « 330 » à « 340 ». Cette durée de dix secondes, vous donnera le temps d’absorber réellement ce qui a été dit. Vous découvrirez que souvent, avant même d’atteindre « 340 », l’autre personne reprendra la parole. Si un nouveau silence se présente, reprenez votre compte à 330. Vous ne prenez la parole que si vous atteignez « 340 ».

Ce procédé agit comme une distraction constructive pour votre cerveau, l’empêchant de paniquer face au silence et de réagir précipitamment. C’est une expérience révélatrice, qui peut changer radicalement la dynamique de vos interactions.

Invitation à l’expérience personnelle

Je vous invite à expérimenter cette méthode et à prendre conscience dans votre réalité des avantages étonnants qu’elle peut offrir. En outre, ceci n’est qu’un aperçu des techniques de renseignement conversationnel inspirées du domaine militaire. J’en détaille dans d’autres articles de ce blog. Je vous encourage vivement à explorer ces ressources supplémentaires pour enrichir votre communication personnelle et professionnelle.

 

Bonne découverte et bonne lecture sur le blog.

 

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